Lettre à ces messieurs

Source : @affichesparisennes

Je ne pensais pas me servir un jour de ma plume pour ce qui suit, mais pour l’occasion ça en valait la peine… 

Chers messieurs… ! 

Non je rigole vous croyez vraiment que je vais utiliser cette politesse pour vous ?

Ne vous en faites pas, ce ne sera pas bien long…

J’adresse ces quelques mots à ces messieurs qui pensent détenir le droit de dicter aux femmes leur conduite, de juger leur apparence, de donner leur opinion sur tout et surtout de les complexer. Un rappel à l’ordre s’impose. J’ai envie de leur dire ceci : 

—> Vous n’avez pas le droit d’avoir des opinions sur notre physique. Nous sommes ce que nous sommes. Grandes, fortes, skinny, avec des kilos en trop. Les remarques maladroites et insistantes telles que “tu as pris du poids”, “tu as beaucoup grossi, faut te remettre au sport” doivent cesser. Nous vous remercions pour cette attention malsaine, mais sachez que lorsque nous nous levons le matin, nous nous regardons devant un miroir, donc nous le savons. Si nous avions un problème avec notre physique, notre corpulence, nous nous serions données les moyens de changer ce qui dérangerait, et ce, sans pour autant qu’il y ait intervention d’un tiers.

Si vous pensez être attirés par un type précis de femme, restez fidèles à vos préférences. Cela ne sert à rien de vous approcher du type qui n’est pas “vôtre” en espérant y apporter des modifications afin que cela vous convienne entièrement. Nous ne sommes pas des Sims et encore moins des Bitmojis ! Feel me ? 

—> Les femmes ont le droit de faire ce qu’elles veulent. Il existe  une catégorie particulière de femmes qui n’attend pas le monde et surtout pas les hommes pour se faire plaisir. Lorsqu’elles ont envie de sortir pour une balade ou autres elles le font. Si elles décident d’aller au restaurant seules et non accompagnées, c’est leur choix, elles le font par plaisir ça n’en fait pas moins d’elles des femmes. Alors par pitié, cessez de regarder bizarrement ces femmes qui décident de sortir seules un soir de Saint-Valentin, ou encore de se poser au comptoir d’un bar pour prendre une bière. C’est tout bonnement NORMAL. À partir du moment où vous ne payez ni leur loyer et encore moins leur facture, abstenez-vous de tout commentaire, de tout regard et de tout jugement ! Et cela est très grave si ça vous paraît étrange. Si pour vous il faut attendre que ce soit le monde extérieur qui fasse le bonheur de qui que ce soit, eh bien allez consulter des psys. Apprendre à vivre soi-même avant tout, sachez que c’est une preuve de stabilité et d’équilibre. 

—> Ne venez pas juger nos choix ou les objectifs que nous nous fixons. Nos parents n’ont pas fait d’énormes sacrifices pour nous envoyer à l’école pour que nous nous réduisions pour qui que ce soit. Nous n’avons pas à nous sentir mal pour ce que nous sommes ou avons. Derrière nos réussites se cachent des sacrifices, des persécutions, des larmes, des nuits blanches, mais aussi beaucoup d’échecs. Donc si aujourd’hui une femme décide de ne prétendre qu’à un homme d’une certaine classe sociale, c’est un choix, c’est son choix. Aucune femme ne devrait baisser ses standards pour ne juste pas frustrer des égos ou pour que quiconque se sente exister. 

“Tu es une femme matérialiste” ah bon ? Arrêtez un peu voyons… quel est l’être humain qui ne l’est pas ?

—> Si une femme décide de coucher dès le premier soir, cela ne fait pas d’elle une femme légère et encore moins une catin. C’est juste une femme ressentant le besoin d’assouvir un désir, une envie et qui en a la possibilité sur le moment. Elle n’a rien de moins que celle qui décide de faire patienter un homme pendant des semaines ou de celle qui décide d’attendre le mariage pour tout acte sexuel. Arrêtez de juger ! Personne ne porte de jugement sur le nombre de conquêtes à  votre compteur, alors pourquoi les femmes devraient-elles le mériter ? Jusqu’à preuve du contraire, le seul et unique juge, c’est Dieu. C’est à lui que chacun rendra des comptes et non aux hommes.

—> “Tu te maries quand?” “Trouve-toi quelqu’un !”, “L’âge avance tu sais… ” “C’est le moment de faire des enfants… ” Oulala… Pause ! Là j’ai une pensée pour ma psy préférée qui je sais aurait répondu de manière tranchante et sanglante à ces réflexions ! Vous rendez vous compte à quel point vous vous réduisez en posant ces questions ?  C’est comme ci il suffisait de se diriger vers un enclos et de choisir un homme comme on choisit du bétail !

Toutes les femmes n’ont pas la même vision, les mêmes objectifs et encore moins les mêmes convictions. Ce ne sont pas toutes les femmes qui aspirent au mariage ou à la maternité. Cette pression sociale ne fait que pousser les plus sensibles à abandonner leurs rêves, souffrir de dépression, de complexes et parfois de manque d’estime de soi. Laissez les femmes faire les choses selon leurs aspirations et à leurs rythmes. Que chacun soit responsable des décisions qu’il prend pour sa vie.

Le schéma de réussite n’est pas le même pour tous ! Chacun y arrive à sa façon et par ses propres moyens. La vie n’est pas une course pour laquelle nous sommes récompensés d’un quelconque trophée à la ligne d’arrivée. De toute façon, s’il y a bien un endroit où nous sommes certains que nous nous retrouverons tous c’est six pieds sous terre. C’est ça notre ligne d’arrivée commune.

“La place de la femme c’est à la cuisine… ”  ah oui ? Admettons que ce soit le cas, la vôtre où se situe-t-elle exactement ? 

Chers messieurs… oui, mes messieurs les chers… j’ose espérer avoir, à travers ces quelques lignes, mis la lumière sur ces petites choses, récoltées ci et là, qui insupportent plus d’une femme. Il y a des questions qu’il serait préférable de ne pas poser, il y a des sujets pour lesquels vos opinions ne sont pas nécessaires. Apprenez à apprécier les femmes telles qu’elles sont, sans jugement.

Oui.. parce que toutes les femmes sont des reines..

Eternellement vôtre,

*Schwarovsky*.

*Notre premier Amour…*

Je sens d’ici la déception de certains lecteurs qui s’attendent surement à ce que ce texte ressemble aux précédents, je suis désolée de vous décevoir, ce n’est ni une chronique, ni un poème, c’est d’un tout autre genre…

Je tenais à partager avec vous cette petite reflexion que j’étais en train de me faire sur la vie, les bénédictions que nous recevons, les richesses, les situations auxquelles nous faisons face.

Lorsque nous traversons des situations difficiles, le plus souvent nous chrétiens, passons notre temps à condamner Dieu, les phrases que nous prononçons le plus souvent « Seigneur pourquoi tu ne m’aimes pas ? » « Seigneur qu’ai-je fais pour mériter celà ? » « Pourquoi m’as tu abandonné ? » « Ne vois tu pas que je souffre ? »

Ca encore ça ne vient que de nous chrétiens, alors quand le mortel des communs s’y met, on en arrive même à douter de l’existence de Dieu, notre foi se retrouve atteinte, ébranlée et nos coeurs brisés ! mais comment ne pas l’être quand lorsque tu traverses un moment difficile tu as ton ami(e) ou un parfait inconnu qui te dit « alors ton Dieu, où est-il ? » « n’est-il pas dit dans votre bible que c’est un Dieu qui est bon ? qu’il est amour ? pourquoi ne t’aide t-il pas ? pourquoi n’agit-il pas ? n’est-il pas le Dieu des miracles ? »

« Il est au dessus de tout, pourquoi ne fait-il pas à ce que les guerres cessent ? pourquoi ne soignent-ils pas les malades ? » « est-il content de voir les gens mourrir ? » « pourquoi ne met-il pas fin à la famine dans le monde ? lui qui a changé l’eau en vin et a multiplié le pain ! »

Où est ton Dieu ? oui, où est ce Dieu là ? le genre de question qui bouleverserait le plus novice des chrétiens, oui c’est le quotidien de ceux qui choisissent Christ. Mais revenons à notre sujet…

Vous savez qu’elle est la phrase qui revient souvent dans la plupart des prières des chrétiens ? C’est « Seigneur bénis moi abondamment » et on ne va pas se mentir, la plupart du temps on pense à tout ce qui a un aspect financier…on voudrait avoir de belles maisons, de belles voitures, des comptes en banque bien remplis, on aimerait vivre dans l’abondance ce qui en soi n’est pas mauvais. Et à cause de celà on passe notre temps à dire « Seigneur à quand mon tour ? » lorsque l’on remarque que ceux qui nous sont proches « percent » comme on le dit ou voient leurs vies changées on n’en arrive parfois même à être jaloux.

Aujourd’hui j’ai réalisé qu’à force de vouloir toutes ces choses, on n’oublie de rendre grâce pour ce que nous avons déjà ! Oui, et si nous commençions par remercier le très haut pour le peu que nous avons déjà ? à nous contenter un temps soit peu de ce qu’il nous donne ? est-ce que tu as appris à gérer le peu qu’il t’a mis entre les mains avant de demander plus ?

Il y’a certaines épreuves par lesquelles nous passons qui ne sont là que pour nous éduquer, nous faire grandir, nous préparer. Tu te dis que le Seigneur ne t’aime pas alors que tout ce que tu vis, tout ce par quoi tu passes n’est là que pour te préparer à de grandes choses dans ta vie future ! Comment peux tu aspirer à de grandes choses alors que dans les plus petites tu ne t’en sort pas ? comment voudrais tu que l’on te confie un million alors que tu n’arrives pas à gérer les cent mille que tu as entre les mains ?

Et encore, ce n’est qu’un point parmi tant d’autres, mais ce que Dieu regarde, c’est notre attitude dans ce genre de situations. Dans les moments difficiles continues-tu à louer et adorer Dieu ou lui tournes-tu le dos ? Quelle sera ton attitude lorsqu’il t’aura exaucé ? Car il y’a certains qui s’éloignent de lui dans ces moments là, qui oublient et négligent leurs vies de prière, qui ne vivent plus selon ses commandements, retombent dans certains péchés et ne vivent plus que selon les désirs de leur chair.

Il veut que dans la disette comme dans l’abondance nous n’oublions pas qu’il est Seigneur, qu’il reste notre premier amour, que sans lui nous ne sommes rien et que c’est par sa grâce que nous sommes sauvés. Vous savez quand Dieu nous bénit, il donne toujours des avertissements. Dans le livre de Deutéronome chap 8 : 7-11 il s’adresse au peuple d’Israël avant qu’il n’entre en terre promise, il est écrit :

« Car l’Eternel, ton Dieu, va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d’eaux, de sources et de lacs, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes; pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers; pays d’oliviers et de miel; pays où tu mangeras du pain avec abondance, où tu ne manqueras de rien; pays dont les pierres sont du fer, et des montagnes duquel tu tailleras l’airain.…Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l’Eternel, ton Dieu, pour le bon pays qu’il t’a donné. Garde-toi d’oublier l’Eternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd’hui...« 

Un autre exemple, c’est Salomon, le bien-aimé de Dieu, lui qui avait une relation particulière avec Dieu. « Le roi Salomon fut plus grand que tous les rois de la terre par les richesses et par la sagesse. Tout le monde cherchait à voir Salomon, pour entendre la sagesse que Dieu avait mise dans son coeur. » 1 Rois 10 : 23-24

Une fois béni qu’a t-il fait ? il s’est laissé séduire par la gloire et la richesse, il s’est détourné de ce même Dieu qui l’avait fait grâce. « Il eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines; et ses femmes détournèrent son coeur. A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d’autres dieux; et son coeur ne fut point tout entier à l’Eternel, son Dieu, comme l’avait été le coeur de David, son père. » Oui, il détourna son coeur vers d’autres dieux…

Mais n’empêche, Dieu nous aime tellement qu’il nous donne toujours l’occasion de nous racheter, repentir, de revenir vers lui. Dans Apocalypse 2 : 4-5 , il est écrit :

« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. »

En toute circonstance, rendons grâce à Dieu, faisons de lui notre premier amour…

Dieu vous aime et moi aussi !

Journée Mondiale de la Compétence des Jeunes 2020 : l’apprentissage à distance comme solution pour l’éducation en Afrique dans le contexte COVID-19

Quelques participants | source : Youth Transforming Africa

Le 15 juillet 2020, Journée Mondiale de la Compétence des Jeunes, s’est tenue une table ronde portée sur l’enseignement à distance comme solution de l’éducation en Afrique dans le contexte Covid-19. En effet, suite à la pandémie du Corona virus, afin de respecter les mesures de distanciation sociales prises, plusieurs gouvernements se sont vus dans l’obligation de suspendre les cours en présentiel et de favoriser l’enseignement à distance. Au cours de cette table ronde , ont été explorées les possibilités  et les contraintes de l’apprentissage à distance du point de vue des Africains impliqués dans l’apprentissage en ligne/à distance.

La discussion a été modérée par Freddy Bilombo (Congo), lauréat du blog 2019 de la Banque mondiale et plusieurs intervenants se sont joints à la discussion.

Le premier orateur était Boutheina Guermazi, Directrice du développement numérique à la Banque mondiale. Elle a évoqué le fait que le Covid-19 augmentait réellement l’urgence d’un programme de transformation numérique car pour certains étudiants à travers le monde, la connection digitale etait encore un luxe et que seulement 7% de la population africaine avait un accès global à la 4G. Aussi, elle a parlé du rôle que joue la Banque Mondiale, qui aide les gouvernements tels que ceux de l’Ouganda et du Nigeria à mettre en oeuvre l’enseignement à distance par le biais d’une multitude de canaux en plus de l’internet. Elle a aussi mentionné que La Banque Mondiale travaille en étroite collaboration avec des organisations telles que l’UNICEF, l’Union Africaine au lancement d’une gigantesque initiative qui viserait à connecter chaque école à l’internet et chaque jeune à l’information et aux opportunités.

Le deuxième orateur Josie Volaravo Dominique, doyenne de la Faculté de droit, d’économie, de gestion et de sciences politiques de l’Université d’Antsiranana (Madagascar), a répondu aux questions de Freddy Bilombo portant sur la gestion de la crise et des défis relevés pour mettre en place l’enseignement à distance. Elle a déploré le fait qu’à Madagascar, l’état n’ait pu mettre en place des mesures d’accompagnements des universitaires depuis le début de la crise. Aussi le confinement a permis d’exploiter de nouvelles sources de transmission de cours notamment la mise en place d’une plateforme de cours en ligne (Moodle) , d’espaces et salons de discussion (discord). Dans les lieux les plus éloignés, la livraison des cours a été effectuée par des étudiants volontaires en « taxi-brousse ». Face à ces méthodes numériques, elle a notamment souligné la difficulté du corps enseignant et d’une tranche de jeunes à s’intégrer et s’adapter aux nouvelles technologies.

Eric Pignot, fondateur et PDG de l’École d’éducation d’Enko (France), a expliqué comment-est qu’avec son équipe ils sont parvenus à mettre en place l’enseignement à distance dans neuf pays d’Afrique. Comme il l’a expliqué la transition des cours en présentiel aux cours à distance s’est fait de façon assez limpide. Il a souligné que le bon état d’esprit des enseignants face à tous ces changements y a contribué de beaucoup. En effet l’une des plus grandes difficultés était d’adapter les enseignements à ce mode d’éducation à distance. Aussi cette méthode a permis aux étudiants de développer une certaine autonomie dans leur apprentissage et dans l’utilisation de certaines ressources. Il a notamment évoqué la possibilité d’explorer l’apprentissage en ligne dans un contexte beaucoup plus large ce qui ouvrirai des perspectives pour l’avenir.

Quelques applications….

L’une des applications que nous avons eu le plaisir de découvrir est « Explore Agora »(Egypte). Dima Sorri, co-fondatrice et PDG de l’application nous a expliqué le fonctionnement de celle-ci. En effet, il s’agit d’une appplication de jeu qui utilise la réalité augmentée pour fournir des cours et des ressources aux élèves. C’est une application mobile qui tente de relier l’apprentissage au monde réel; En scannant un quelconque objet, l’application est capable d’identifier l’objet choisi et d’en déterminer toutes les caractéristiques possible (la composition chimique, les phénomènes associés etc) , un intéractif amusant et facile à comprendre! Cette application aide donc les enseignants dans la dispense de leurs cours, celle-ci n’étant pour le moment disponible qu’en Egypte.

Application Explore Agora | source : google

Si avant la pandémie du covid-19 l’application n’était utilisée que par un tiers, après celle-ci le défi est devenu plus grand suite à la fermeture de toutes les écoles (privilégiées et non privilégiées) et la mise en place de l’apprentissage à distance. L’objectif étant d’offrir une éducation systémique dans toutes les écoles à travers l’Afrique.

Une question a été posée à Dima Sorri. En effet Madame Guermazi s’est appuyée au tout début sur une statistique énonçant que seulement 7% de la population africaine avait un accès global à la 4G, alors sans avoir accès à internet comment pouvez-vous assurer que l’enseignement à distance soit inclusif?

« l’une des choses sur lesquelles nous travaillons est la possibilité que l’application mobile puisse fonctionner en ligne et hors ligne, ce qui signifie qu’elle sera déjà installée sur les appareils fournis aux élèves, de sorte à ce qu’ils n’aient pas besoin de l’Internet rapide pour l’utiliser » a répondu Dima Sorri.

Given Edward, fondateur et PDG de Mtabe (Tanzanie) a brièvement parlé de l’application et de son utilité. Il a expliqué que Mtabe qui signifie en swahili « une personne qui sait tout » est une solution d’apprentissage numérique qui utilise l’intelligence artificielle et la technologie SMS pour fournir du contenu d’apprentissage aux étudiants.

Application Mtabe | source : Youth Transforming Africa

L’une des particularités de celle-ci est qu’elle fonctionne sans internet et dans tout type de téléphone. Le principe étant simple, l’étudiant pose une question et il obtient des réponses. La crise du Covid-19 a été un coup de pouce à l’atteinte de l’objectif ultime, celui de pouvoir réaliser des actions qui nécessitaient auparavant internet sans internet aujourd’hui a-t-il évoqué.

Le dernier intervenant a été Sidy Ndao du Sénégal, fondateur de SenEcole et du Concours panafricain de robotique jeunesse. En collaboration avec la Banque Mondiale, il a développé le programme Tecktal Mobile Learning qui signifie en Wolof « Montre moi la Voie » , dont l’objectif était d’offrir des cours aux personnes en classe d’examen au sénégal. Facile d’utilisation, les cours et exercices ont été enregistrés par des enseignants de l’enseignement public.

Application Tecktal Mobile Learning | source : @schwarovsky

Les enseignements présents sur la plateforme peuvent être modifiés et mis à jour et ce suivant le programme. Un comité de validation faisant parti du gouvernement a été mis en place afin de s’assurer de l’authenticité et la fiabilité des informations avant tout enregistrement sur l’application. Aussi l’administration est en parfaite connaissance de l’identité de celui qui enregistre et du type de contenu, a t-il rajouté, des mesures de sécurité essentielles.

A la question de savoir si le le système éducatif africain est capable de fournir un enseignement en ligne , la réponse de Sidy Ndao a été « Certainement, sans le moindre doute, nous avons la capacité et tout est en place pour relancer le processus technologique »

Cette table ronde s’est terminée sur une séance de Question/Réponse à laquelle les orateurs ont pris part.

Cette discussion sur l’apprentissage en ligne a été très fructueuse. Entendre tous ces orateurs parler de leur travail, des défis auxquels ils font face et des solutions qu’ils ont apportés depuis le début de la crise était très enrichissant. Cétait pour moi un honneur de participer à cette table ronde. Merci à Freddy Bilombo de m’avoir inviter à y prendre part.